Annonce / 28 nov, 2017
Shell s'engage à réduire de moitié son empreinte carbone d'ici 2050 pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris

ONU Changements Climatiques Infos, 28 nov. 2017 - La compagnie pétrolière Royal Dutch Shell a annoncé aujourd'hui son intention de réduire de moitié son empreinte carbone d'ici 2050 et d'augmenter ses dépenses en énergies propres à hauteur de 2 milliards de dollars par an afin de contribuer à la réalisation des objectifs de l'Accord de Paris.

L'objectif central de l'Accord de Paris est de limiter l'élévation de la température moyenne mondiale à moins de 2°C et la plus proche possible de 1,5°C afin d’éviter les conséquences les plus néfastes du changement climatique, notamment les sécheresses, les inondations et les tempêtes. Pour cela, environ 80% des réserves mondiales de combustibles fossiles devraient être laissées dans le sol.

Dans une lettre adressée mardi à la Secrétaire exécutive de l'ONU Changements Climatiques, Patricia Espinosa, Ben van Beurden, directeur général de Royal Dutch Shell, a déclaré:

« Shell annonce son intention de réduire de moitié environ l'empreinte nette de ses produits énergétiques (exprimée en grammes équivalent CO2 par mégajoule consommé) d'ici à 2050. Comme objectif intermédiaire, nous visons une réduction d'environ 20% d'ici 2035 - une ambition que nous croyons compatible avec une feuille de route de 2°C. Cette ambition comprend les émissions provenant directement des activités de Shell, celles causées par des tiers qui fournissent de l'énergie pour cette production et enfin celles générées par l'utilisation de nos produits par les consommateurs, ainsi que les activités qui réduisent ou neutralisent les émissions de CO2. »

Le même jour, Shell a annoncé à ses actionnaires qu'elle augmenterait les capitaux alloués aux technologies propres de 1 à 2 milliards de dollars par an jusqu'en 2020, et qu'elle mesurerait les progrès réalisés dans la réduction de son empreinte carbone nette en divulguant chaque année des informations non seulement sur ses opérations et sa consommation d'énergie, mais aussi sur l’emploi de ses produits énergétiques.

Dans sa lettre à Patricia Espinosa, le PDG de Shell Ben van Beurden, a affirmé qu’atteindre l'objectif de réduction de moitié de l’empreinte carbone de Shell d'ici 2050, impliquerait: de fournir aux clients des carburants moins polluants tels que des biocarburants et de l’hydrogène, en plus de produire de l'énergie solaire et éolienne; de stimuler la demande de véhicules électriques à batterie en augmentant le nombre de points de recharge et en développant des marchés du gaz pour l'énergie et le transport.

« Nous prévoyons également de poursuivre l'efficacité opérationnelle de nos actifs et chercherons à développer le captage et le stockage du carbone. Et de plus en plus, nous travaillerons avec la nature, les forêts et les zones humides, pour aider à compenser les émissions provenant d'utilisations pour lesquelles les alternatives n'existent pas encore ou prendront du temps à se mettre en place », a-t-il encore écrit.

Ben van Beurden a indiqué que ces efforts requièrent une réglementation bien ciblée, un soutien à l'innovation technologique et des cadres politiques clairs à long terme qui donnent des signaux d'investissement forts, et mènent à des choix et à des comportements différents dans l'ensemble de l'économie.

« Shell continuera à travailler avec les gouvernements pour aider à façonner les cadres politiques qui favorisent la décarbonisation de tous les secteurs de l'économie sans effets secondaires indésirables. Nous reconnaissons tous que le défi de la lutte contre le changement climatique ne peut être relevé que par une approche transgénérationnelle et multidimensionnelle à laquelle nous concourons tous et autour de laquelle nous prenons tous part », a-t-il conclu.

 

Lire la lettre de Ben van Beurden à Patricia Espinosa ici