Article / 30 jan, 2018
2017 année la plus chaude jamais enregistrée pour les océans du monde

L’année 2017 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée pour les océans du monde, selon une étude de l’Institut de Physique Atmosphérique de l’Académie Chinoise des Sciences (IAP CAS).

L’étude montre que le réchauffement des eaux océaniques en 2017 s’est produit dans la plupart des régions du monde, même si l’Atlantique et les océans de l’hémisphère sud (30° sud) ont été plus impactés par ce phénomène.

L’océan joue plusieurs rôles dans le processus climatique. Véritable pompe à carbone, il absorbe environ un tiers des émissions mondiales de CO₂ (dioxyde de carbone). C’est également un tampon thermique: il stocke d’immenses quantités de chaleur qu’il transporte ensuite au gré de ses mouvements, des courants et de ses profondeurs.

C’est en partie grâce à l’océan que le changement climatique ne s’est pas emballé jusqu’à présent et que la température moyenne de l’atmosphère dans le monde n’est pas plus élevée qu’elle ne l’est aujourd’hui. D’ailleurs, les chercheurs de l’IAP CAS affirment que plus de 90% de la chaleur terrestre liée au changement climatique est absorbée par les océans.

Les résultats de cette nouvelle étude réaffirment en partie ce que la publication provisoire de l’Organisation Météorologique Mondiale de novembre 2017 avançait : « La température moyenne à la surface des océans en 2017 est en voie de figurer parmi les trois valeurs les plus élevées jamais enregistrées. Jusqu’à présent, en 2017, le contenu thermique de l’océan à l’échelle du globe a atteint des valeurs record ou s’en est approché. »

Les océans Atlantique et de l’hémisphère Sud (30° sud) ont subi davantage de réchauffement que les océans Pacifique et Indien. L'océan Atlantique (30° nord) et l'océan Austral ont quant à eux connu des hausses de températures supérieures à la période 1981-2010 (Fig.2).

https://screenshotscdn.firefoxusercontent.com/images/9851aa18-6cd7-42f1-a5d4-a1880c0e4e64.png

La hausse de la température de l'océan entraîne de graves conséquences. Par exemple, l'expansion du volume des eaux qui contribue à l’élévation du niveau de la mer. Ainsi, à l’échelle mondiale, celui-ci est monté de 1,7 mm en 2017. Des mers plus chaudes signifient aussi moins d’oxygène dans l'océan, le blanchissement des récifs coralliens et la fonte de la glace de mer et des banquises.

Pour consulter l’étude dans son intégralité, cliquez ici